Mercredi 30 juin 2010
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17:41
Une Assemblée Générale dans les règles de l'art, managée par Magdeleine EYMERE, présidente de Géné-Bron, assistée de Xavier BOUCHARLAT, vice-président et Jean
SEGALL, trésorier.
Sans problème, toute l'équipe au grand complet…ou presque, était présente.
Etait-ce pour l'Assemblée ou pour la sortie champêtre prévue ?
Un repas copieux sous la tonnelle de " La Bicheronne ", ferme-auberge bressane, près de Villefranche sur Saône, où tous les palais se sont régalés : les mets les
plus simples sont parfois les meilleurs lorsqu'ils sont bien cuisinés.
Nous étions
repus…mais en bons généalogistes la journée n'était pas finie sans remonter dans le temps : nous avions rendez-vous au château de Fléchères, à un quart de lieue de l'auberge.
Là, un guide nous attendait : personne très plaisante qui nous fit découvrir les richesses de cette demeure longtemps abandonnée qui retrouve petit à petit, au fil
des restaurations, toute sa splendeur.
Un peu d'histoire : la seigneurie de Fléchères fut acquise au tout début du XVIIème siècle par Jean de Sève, seigneur de Villette et Fromente, prévôt des
marchands de Lyon de 1612 à 1614. Sur les vestiges d'une maison forte du XIème siècle, entourée de douves préservées, il fait édifier, de 1610 à 1616, le château actuel; calviniste convaincu,
bénéficiant de privilèges inscrits dans l'Edit de Nantes, il installe au dernier étage ( le plus noble) un temple protestant; la disposition inhabituelle de l'escalier d'honneur, excentré, en
témoigne par l'accès qu'il offre au temple sur son côté ouest.
Son fils fit venir, en 1632, le célèbre peintre italien Pietro Ricci, qui décora le château de fresques, représentant des scènes de mythologie.
Après la visite des
parties nobles du château, et en bons Français, un petit détour dans les cuisines où chacun de nous tenta de reconnaître les ustensiles anciens.
(Chut… ne le dites surtout pas, nous avons surpris Magdeleine en bonne auvergnate toujours aussi gourmande, qui tâtait les saucissons et les jambons qui
séchaient dans la réserve – bien, bien secs -).
En sortant du château, le parc ensoleillé nous fit un petit clin d'œil, les tilleuls offraient l'ombrage recherché et mêlaient leur suave parfum aux lavandes et aux
roses anciennes. Les crapauds et les grenouilles des pièces d'eau nous saluaient au passage.
Nous étions bien…
Mais il se faisait tard et nous devions rentrer à Bron, et laisser les illustres fantômes des lieux regagner leur demeure.